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Interview de Lewis Trondheim et Keramidas (Disney / Glénat)

Posté le 03/03/2016 dans Les auteurs


Après Cosey, c'est au tour de Lewis Trondheim et Keramidas de nous raconter leur participation aux nouvelles créations originales Disney !


Comment a commencé l'aventure ?

Keramidas : J'avais entendu parler d'un éventuel collectif sur Disney piloté par Jacques Glénat (à l'époque, plusieurs dessinateurs devaient faire 6/8 pages). Je lui ai demandé si je pouvais faire une histoire courte, et il m'a proposé de faire un album complet. Il m'a aussi demandé si je voulais l'écrire, mais j'ai préféré contacter Lewis...

Lewis Trondheim : Quand Nicolas m'a demandé de faire le scénario, je n'ai pas hésité une seule seconde. Et quand il m'a dit qu'il voulait TOUS les personnages et TOUS les décors possibles, là, j'ai commencé à m'inquiéter. Et puis j'ai trouvé cette astuce de pages retrouvées où l'on pouvait éviter de scénariser et dessiner les pages de dialogues et d'explication qui ralentissaient l'action.

Keramidas : J'avais proposé à Lewis de faire un second album où l'on ne mettrait que les pages manquantes. Mais il m'a répondu qu'on tomberait sans doute sur l'album le plus chiant de l'histoire de la bande dessinée, car il n'y aurait au final que les scènes de transitions et des tonnes de blabla...

Après Donjon, qu'est-ce qui a motivé votre désir de retravailler ensemble ?

Lewis Trondheim : Je crois que c'est simplement parce que Nicolas ne sait pas comment Donald et Mickey parlent. Et que moi, je ne sais pas comment les dessiner.

Keramidas : Donjon fut une expérience réellement plaisante, déjà parce que j'étais un vrai fan de la série, mais surtout parce que c'est vraiment motivant de travailler avec Lewis. Mais, n'ayant pu faire qu'un seul album, j'étais aussi très frustré. Alors dès que j'ai su pour ce projet autour de Mickey, je me suis immédiatement dit qu'il était temps d'engager une nouvelle collaboration ensemble !

Comment procédez-vous ?

Lewis Trondheim : Après qu'on se soit mis d'accord sur le principe, j'ai écrit mes scénarios en les dessinant en story-board rapide, que j'envoyais ensuite à Nicolas par bloc de 3 à 4 pages. Il faisait ensuite ses crayonnés et je lui renvoyais 150 à 200 pages de commentaires pour qu'il fasse des modifications. Et il encrait.

Keramidas : C'est exagéré mais ce n'est pas loin d'être ça. L'avantage lorsque l'on travaille avec Lewis, c'est son temps de réaction : peu importe qu'il soit chez lui, en festival, à l'étranger ou même en train de dormir, vous pouvez toujours espérer une réponse sous 7 minutes chrono. Du coup, l'album est la conséquence d'une suite d'échange de plein de mails.

Que représentent les personnages de Disney pour vous ?

Lewis Trondheim : À 10 ou 12 ans, j'ai eu accès aux strips du Mickey de Gottfredson des années 1930 et aux histoires de Barks des années 1940... Je préférais ça mille fois à Corto Maltese que je zappais dans Pif Gadget.

Keramidas : Pour ma part, ils sont liés à l'enfance c'est sûr. Mais mon Mickey à moi est plutôt celui de l'animation. Je pense à des courts-métrages comme Le Prince et le pauvre ou Le noël de Mickey que j'ai dû regarder 203 fois. Que ce soit dans le design ou dans la manière de bouger, il y est exactement comme il doit être selon moi. En BD, Cavazzano et Mastantuono sont d'autres références. Et même si ça ne se voit absolument pas, j'avais toujours un oeil sur leur travail quand j'avançais sur notre album.

Comment expliquez-vous qu'ils fascinent toujours autant lecteurs et auteurs ?

Lewis Trondheim : Ce sont des personnages qui ont accompagné notre enfance, on a grandi avec, et ils nous ont fait grandir. Et puis c'est comme si on était dans un bac à sable, gamins, et qu'un autre enfant nous laissait jouer avec ses Mickey et Donald en plastique.

Keramidas : Peut-être parce que ce personnage a quelque chose d'ultime en ce qui concerne son design. Sur un rond, vous rajoutez deux ronds noirs et 100% des gens vous diront que c'est Mickey ! Je pense qu'il fait partie de notre quotidien depuis si longtemps qu'il continue forcément à fasciner encore aujourd'hui. D'autant que Disney sait aussi se renouveler.

Il ne doit pas être évident d'apporter sa vision d'auteur dans le monde préexistant de Mickey. Cette contrainte a-t-elle été un frein ou, au contraire, une motivation ?

Lewis Trondheim : On nous a dit clairement que les seules contraintes, on les connaissait car on avait lu plein d'histoires, que c'était donc en nous. Et puis moi, les contraintes, j'adore. Plus on me met des puzzles sous les yeux, plus j'ai envie de les résoudre.

Keramidas : On a avant tout essayé de faire ça avec respect. On nous a donné ce jouet, l'idée a tout de suite été de jouer avec sans le casser. Du coup nous étions forcément plus dans la motivation que dans la contrainte.


MICKEY'S CRAZIEST ADVENTURES, par Lewis Trondheim & Keramidas

Cliquez sur la couverture pour découvrir l'album



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