Biographie

Nury Fabien

Né en 1976, Fabien Nury est un ancien élève de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris. Il travaille comme concepteur-rédacteur et responsable de création dans la publicité. Après avoir écrit des vidéo-clips pour le cinéma, il cosigne W.E.S.T. avec Xavier Dorison aux éditions Dargaud pour Christian Rossi. Toujours avec Dorison, il signe le scénario du film Les Brigades du Tigre dont ils écrivent le prologue pour Jean-Yves Delitte aux éditions Glénat. Seul, il écrit Je suis Légion pour John Cassaday aux Humanoïdes Associés, Le Maître de Benson Gate pour Garreta et Nécromancy pour Jack Manini chez Dargaud.
 


A travaillé avec

Actus

Revue de presse

  • Il était une fois en France: Joseph Joanovici l'homme aux mille visages

    AFP 07.10.2008

    Monsieur Jo. Joseph Joanovici, immigré, milliardaire, collabo, résistant, revient dans le deuxième tome de la série "II était une fois en France" (Glénat) que Fabien Nury et Sylvain Vallée consacrent à cette figure mythique de l'Occupation. Qui a dit que les jeunes ne connaissent pas l'histoire de France ? Pas les lecteurs de BD en tous cas, qui plébiscitent cette remarquable série qui dresse un tableau de la collaboration loin des clichés et de l'histoire officielle.
    Monsieur Jo, juif d'origine roumaine, a fait fortune en vendant de la ferraille dans les années 1930. Quand la guerre éclate, le ferrailleur sans scrupule va fournir aux Allemands les tonnes de métaux dont ils ont besoin pour leur matériel. En assurant ses arrières du côté de la Résistance...

    "Le vol noir des corbeaux", tome 2 de la saga, est plus sombre encore que le précédent, à mesure que les personnages s'enfoncent dans les compromissions et l'abjection. Le scénario, très documenté, de Fabien Nury ressuscite la clique de "la carlingue", la gestapo française installée rue Lauriston à Paris. Et Sylvain Vallée rend parfaitement l'atmosphère poisseuse de ces années où les salauds et les héros se côtoient et parfois se confondent.

    ("II était une fois en France T2, Le vol noir des corbeaux" de Fabien Nury et
    Sylvain Vallée - Glénat - 56 p. - 13,00 euros)


  • Il était une fois en France T. 2

    bdselection 27.10.2008

    Le vol noir des corbeaux. Une drôle d'histoire


    Dans ce deuxième tome, le destin de Joseph Joanovici, un juif roumain ferrailleur qui va devenir l'homme le plus riche de France pendant l'occupation allemande, prend un tournant décisif. En juin 1940, alors qu'il s'apprête à quitter le sol français avec toute sa famille, ce personnage ambigu, qui cherche avant tout à sauver sa peau, s'assure les services d'un habile faussaire. Voilà qui va lui faciliter son introduction auprès de l'envahisseur, jusqu'à même devenir un partenaire privilégié : la guerre étant une grande consommatrice de métal.
    Ses affaires reprennent donc, mais son succès suscite des jalousies. Cette intelligence avec l'ennemi (sans parler d'autres chefs d'accusations comme la corruption de fonctionnaires, la contrebande, l'enrichissement personnel et même le meurtre) lui sera reprochée à la Libération ; mais nous n'en sommes pas encore là ! Pour l'heure, nous sommes totalement sous le charme de cette histoire extraordinaire, située au coeur de la période la plus trouble de notre histoire, qui mêle au mieux réalité historique et fiction. Plus linéaire que dans le premier opus, la technique cinématographique de Fabien Nury réussit parfaitement à nous faire admettre l'ambivalence de cet homme complexe et retord, voire amoral. Quant au style précis et caricatural à la fois de Sylvain Vallée, il contribue énormément à la lisibilité de cette formidable bande dessinée : son découpage suit une mise en scène réaliste avec des cadrages proches du cinéma, et l'expressivité de son trait permet de donner plus de corps à ses personnages. Vivement la suite !

    Gilles22 Octobre 2008

  • Il était une fois en France, tome 2 :

    actuabd 25.11.2008

    Suite du parcours atypique d'un ferrailleur collabo-résistant, ce deuxième opus installe définitivement cette série parmi les meilleures du genre. Sa construction, son suspense et son graphisme épuré sont impressionnants : à ne pas rater !


    1940. La guerre secoue le monde. L'ascension sociale de Joseph Joanovici le ferrailleur pourrait en être contrariée. Si ce n'est que les armées, pour fabriquer leur matériel de mort, se révèlent grandes consommatrices de métaux. Et que des métaux de toutes sortes, Joseph en a des tonnes à revendre. Très cher. Car les nazis, au moins en affaires, sont des gens très fréquentables. Même si pendant ce temps l'ombre des rafles commence à s'étendre sur la femme, les filles et les employés de Joseph l'émigré roumain...


    Il y a des livres qui opèrent une alchimie magique sur le lecteur : Il était une fois en France est
    sans conteste de ceux-là !
    Lors de la parution du premier tome, nous nous demandions ce que voulait prouver Fabien
    Nury. La lecture du second des six épisodes prévus permet de s'en faire une meilleure idée : après les innombrables flashes-backs maintenant la pression du premier opus, le scénariste laisse les moments fort de Joanovici se dérouler devant nos yeux. Selon les pages, on le plaint face aux discriminations nazies, puis on loue presque son intelligence et sa force de caractère permettant de tromper l'ennemi tout augmentant son profit personnel, mais on le maudit aussi face à son aveuglement et son égoïsme !

    Comme Spielberg avant lui, Nury ne pose pas vraiment de jugement sur le personnage historique, cela ne l'intéresse pas, mais il met en avant la perversité des Allemands, et l'intelligence de ceux qui ont su profiter du système, sans réellement pouvoir étouffer leurs remords. C'est dans ce flou de sentiments qu'on avance dans le récit. À chaque page, on pense qu'on a tout vu, que cela ne peut avoir existé, qu'il a trop de chances, ou pas assez de remords, mais la page suivante rajoute une couche à l'oignon, un élément à cette personnalité si complexe, et à la fois si humaine : bouleversant.

    N'oublions pas Sylvain Vallée dans la réussite de cette série : ses planches nettes, sans fioriture, traduisent fort bien la sordide réalité contée. Les personnages abordent des visages typés, entre caricatures et portraits d'époque. Un ensemble qui sert la densité du récit : on ne s'arrête pas pour comprendre qui est tel personnage, car nous l'avons directement intégré. Les divers cadrages mettent alternativement en avant les sentiments forts, et les décors opulents de cette collaboration. Un très bel exemple de découpage et de cadrage est donné sur le site d'Il était une fois en France.

    Après avoir lue l'histoire de Monsieur Joanivici, vous ne regardez plus la collaboration, ni la bande dessinée historique comme avant ! Les critiques ne s'y sont pas trompés car l'album fait partie du tour final de leur prix 2008.

     

    Les illustrations sont © Vallée/Nury/ Glénat .


  • Meilleure série - Il était une fois en France

    dBD 19.01.2009

    Déjà deux tomes parus (sur six) pour la saga historique de Nury et Vallée et I'intérêt ne faiblit pas. En 2007, L'Empire de Monsieur Joseph premier épisode de cette incroyable histoire véridique, dévoilait I'ascension de Joseph Joanovici, Roumain d'origine juive durant les années sombres d'avant-guerre. On I'avait surnommé "le roi de Paris" parce qu' il avait bâti sa fortune sur le marché de la ferraille. Construit sur un montage en flash-back et inspiré par quelques chefs-d oeuvre du cinema (Il était une fois en Amerique, Le Parrain), ce nouveau personnage faisait ainsi une entrée remarquée dans les séries à succès. Le vol noir des corbeaux a confirme le travail de documentation fouillé de I' auteur, la reconstitution béton de I' époque et I épaisseur psychologique des héros Plein de force et d' énergie, Joanovici est un personnage ambigu. ll traverse les annees d occupation en étant a la fois resistant et collabo - il traite avec les nazis et possède un appartement à la prefecture de Paris. Le tome six le cueillera en 1965 sur son lit de mort. Le cinema ou la telévision devrait se pencher sur ce scénario en or.


  • Il était une fois en France - Tome 2 : le vol noir des corbeaux

    Science & Vie Junior 24.01.2009

    Durant la période sombre de la Seconde Guerre mondiale, certains individus ont réussi a faire fortune. Le plus étrange et le plus filou d' entre eux : le sieur Joseph Joanovici, qui a gagne des millions de francs de l'époque en vendant de la ferraille aux Allemands « Le traître ! » se dit-on, mais ce n est pas si simple, car il a souvent financé la resistance française, lui, un Juif qui traitait avec les nazis!
    Vous n y comprenez plus rien"5 C est normal, Joanovici est insaisissable pourtant, les auteurs de cette BD ont osé s'attaquer à son histoire et réussissent à la rendre aussi passionnante qu'un film sur grand écran. E.D.

    De Fabien Nury et Sylvain Vallée. Éd. Glénat, 13 €

     


  • Un tableau original de l'Occupation

    historia 01.02.2009

    En affaires, les nazis restent fréquentables... C'est sur ce constat cynique que Joseph Joanovici, juif de Roumanie, décide de ne pas fuir la France lors de l'invasion allemande. Il entame un juteux trafic de métaux avec l'occupant, pour qui ce ferrailleur est trop utile pour être touché par les rafles. En trahissant tout le monde, Joanovici survit donc et prospère. Le second tome d'il était une fois en France, très bien construit, brosse un portrait de l'Occupation aussi original que terrifiant. 

    L. v.


  • Joano le ferrailleur

    les collections de l'Histoire 08.04.2009

    Incroyable mais vrai. L'aventure de Joseph Joanovici a de quoi troubler, voire fasciner. Voici un prolétaire juif d'origine bessarabienne, émigré en France au lendemain de la Première Guerre mondiale, qui entre dans la Seconde en costume de ferrailleur riche (très riche) et qui va collaborer avec les occupants. Ceux-ci se révèlent en effet tout prêts à oublier ses origines dès lors que ses compétences et son absence de scrupules peuvent servir le Reich, affamé de métaux récupérables. Évidemment, rien ne dit que si Hitler avait gagné la guerre il aurait longtemps continue à faire des affaires avec cet « Aryen d'honneur » peu honorable. Mais c'est un fait : l'homme a réussi à passer au travers de tous les cercles
    de cet enfer-là sans se brûler. Le retour à la paix lui sera moins profitable, mais n'anticipons pas : les lecteurs d' Il était une fois en France n'en sont pour l'instant qu'au deuxième tome qui, sous le titre bien choisi du Vol noir des corbeaux, nous conduit de la débâcle de 1940 aux lendemains de la rafle du Vél'd'Hiv. L'album lui-même, scénarisé par Fabien Nury et dessiné par Sylvain Vallée, est une réussite dans le genre réaliste, net et sans bavures. La partie n'était pas gagnée, avec une histoire aussi sordide et un personnage aussi peu sympathique a priori qu'il fallait mettre en scène en évitant deux très gros écueils.


    Comment, d'un côté, traiter sans héroisation un personnage principal qui occupe toute la scène avec une énergie sans faille, même si c'est pour aligner les actes moralement les plus répréhensibles ? Comment, de l'autre, ne pas irradier à partir de lui un antisémitisme au second degré, celui qui effleura peut-être certains des journalistes qui, il y a quèlques décennies aimaient à raconter son histoire ?
    Avec ce tome II, les deux auteurs ont sans doute passé le plus difficile. La séquence finale, où l'on voit
    l'ami des Allemands obtenir son certificat d'aryanisation en débarquant flanqué de deux SS auprès du
    médecin de service, puis remonter, la tête soudain basse, la file de ceux qui attendent d'être examinés, est à l'image de tout le volume : efficace.

    Les figures qui traversent la vie de Joano sortent d'un dossier de police : elles ont nom Bonny et Lafont, les Français qui ont dirigé la « Gestapo de la rue Lauriston », ou encore Jo Atria et Georges Boucheseiche, futurs fameux gangsters. Seules les femmes éclairent d'une lumière pas totalement sale cette fable très humaine, où l'humanisme est aux abonnés absents. Tout cela n'est, assurément, pas politiquement correct, mais, à quèlques détails romancés près, historiquement très juste.

    Pascal Dry
    Professeur à l'université Paris 1


    Fabien Nury (scénario), Sylvain Vallée (dessin),
    Il était une fois en France. T. 2, Le Vol noir des corbeaux, Glénat, 2008, 56 p., 13 €.


  • Il était une fois en France

    Zoo 13.01.2010


Vidéos

Interview de Fabien Nury

Fabien Nury parle d'Il était une fois en France !

Bande annonce Il était une fois en France T3 : Honneur et Police




Il était une fois en France


Bibliographie

Déjà paru