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Blaise
Ceci n'est pas un livre innocent. Même si le héros, lui, l'est. Mais plus pour longtemps, au vu de ce que sont devenus tous les adultes qui l'entourent : des personnages peu recommandables, assurément.
Dans une société où le pire semble être devenu l'ordinaire, où la guerre et la dictature rôdent, s'installant dans l'indifférence générale, ce héros tétanisé fait son apprentissage.
L'humour grinçant se grime de couleurs vives, le subversif est ici subtil, le dérangé, camouflé derrière le canapé du salon. Tout de suite, devant la passivité de Blaise, sa soumission impuissante à une existence visiblement si vaine, on rit.
Mais c'est de nous-même – méfions-nous.


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A l'aise Blaise
Metro
15.01.2009
Françaises, Français !
Vous qui êtes dans le métro ou dans les rues froides de nos grandes villes, vous à qui l'on dit tous les jours que c'est la crise et qu'on y est jusqu'au cou, je vous propose aujourd'hui trois solutions pour garder le moral. La première, reprendre une part de galette des rois, même si ça peut faire grossir. La
deuxième : faire l'amour, c'est gratuit et c'est généralement un bon moment.La troisième : lire Blaise,
aux éditions Glénat. Humour grinçant et désopilant sont au rendez-vous de cet album signé Dimitri Planchon. Le petit Blaise est entouré d'une famille totalement loufoque, dérangée, subversive, bref une
famille idéale pour faire marcher à plein régime vos zygomatiques !
"Papa, je peux regarder
le porno samedi soir ?"
"A quelle heure c'est ?"
"Une heure du matin,
papa." "Non, c'est
beaucoup trop tard."
Voilà un exemple succulent de cet OLVH, objet littéraire vraiment hilarant. Blaise vous redonnera le sourire et l'envie de conjuguer du second degré en cette année 2009 qui ne s'annonce pas vraiment
comme un summum d'hilarité. Françaises, Français, j'ai décidé d'être votre candidat de la bonne
humeur tous les jeudismatin.
Votez pour moi !.
Jean-Philippe Lefevre
"Un monde de bulles"
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Mystères et bulles d'albums
La Savoie
02.02.2009
 Au sein d'un monde rongé par la guerre, la corruption et l'individualisme, la morosité ambiante est devenue ambiance. Le contexte est à ce point dramatique que même les adultes ont abdiqué de leur rôle d'éducation. Dans ces circonstances, on observe l'évolution d'un jeune garcon Blaise. Peu a peu, sa naïveté et ses illusions d'enfant se liquéfient dans l'absurde il va bientôt devenir comme les grands un modèle de bêtise et d'inconscience. Dans cette bédé humoristique, Dimitri Planchon projette une sociéte à l'agonie, un petit monde infusé de cynisme et d'égoisme. C'est noir, maîs terriblement efficacede drôlerie.
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Concours BD - Elisez votre BD du mois
Le Parisien - aujourd'hui en France
12.02.2009
APRES avoir consacré « Vinci, l'ange brisé », de Didier Convard et Gilles Chaillet meilleur album de l'année, les lecteurs-internautes du « Parisien »-« Aujourd'hui en France » et du Parisien.fr sont de nouveaux appelés au vote. Car le grand prix des lecteurs repart pour une année. Chaque mois, il s'agit donc d'élire votre BD préférée parmi cinq albums choisis par la rédaction du journal.
« Blaise » de Dimitri Planchon
Blaise, gamin à la bouille ronde et au regard innocent ne parle pas beaucoup car, au final, ce n'est pas de lui que parle cet album. Ce qui intéresse l'auteur, c'est le monde qui entoure lejeune garçon, celui des adultes, un monde en toc, lâche et veule. Un livre corrosif, décapant et drôle.« Blaise », de Dimitri Planchon, Ed. Glénat, 62 pages, 9,99 €.
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Blaise : Une vision du monde moderne caustique et sans pitié.
les inrockuptibles
17.02.2009
Composé de collages qui lui donnent un petit air de roman-photo seventies, mettant en scène des
personnages dont l'apparence oscille de façon saugrenue entre le normal et le ridicule, Blaise est une réflexion hilarante mais sans pitié sur le monde moderne. Blaise, petit garçon aux yeux emplis d'incompréhension, est le spectateur impuissant de la vie mesquine de ses parents. Dimitri Planchon n'épargne pas ces bobos qui se veulent éclairés. Adeptes de la bien-pensance facile et de la pensée unique, ils communiquent entre phrases toutes faites et absurdités, s'écoutent parler et n'écoutent
jamais les autres, leur fils en premier. Leurs visages inexpressifs renforcent l'ironie du propos, et rendent leur lâcheté et leur indifférence au monde terriblement drôle et tragique. Caustique, Planchon
s'en prend à ce que notre société politiquement correcte a de plus intouchable. En témoignent les grotesques apparitions télévisées de Dabi Doubane, "la personnalité préférée des Français", inspiré de Zidane et fantastique donneur de leçons abruti en autopromotion permanente.
Dans Blaise, on reconnaît des voisins, des amis, des membres de sa famille, et on rit jaune. Et quand on voit l'enfant absorber les réflexions de ses parents sans réagir, on ne peut que se demander comment il vieillira et s'effrayer du pessimisme de la réponse probable. A.-C. N.
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Agence France Presse Mondial (AFP)
17.02.2009
PARIS, 17 fév 2009 (AFP) - Un style graphique très original au service d'un humour corrosif : Dimitri Planchon, 31 ans, bouscule les habitudes de la bande dessinée et ridiculise la société avec "Blaise", les histoires en photomontages retravaillés d'un petit garçon face à l'égoïsme des adultes.
"Je ne sais pas dessiner", explique-t-il en souriant dans sa barbe de 13 jours pour expliquer son trait, une composition graphique étonnante, réalisée à partir de morceaux d'images collées puis recolorées.
"J'étais très frustré par mon dessin, raconte cet ancien des Arts Déco de Strasbourg, je n'y arrivais pas. Mais je voulais raconter moi-même mes histoires. J'ai fouillé vers le photomontage, et je l'ai développé petit à petit".
Dans son atelier de Barbes, partagé avec d'autres jeunes créateurs, il compose ses décors et ses personnages à partir de "samples" d'images qu'il découpe, modifie et retravaille sur ordinateur, la plus longue partie du travail. "Une fois que tout cela existe, je ne le recommence pas à chaque case. Je peux alors animer mes personnages, comme un marionnettiste", explique-t-il.
Mais si les illustrations forgent un style unique et attirent l'oeil, c'est bien à la satire sociale redoutable de Dimitri Planchon que "Blaise" doit son efficacité, en saynètes d'une page à l'humour grinçant et ravageur.
Blaise, un garçon de 7 ou 8 ans, assez inexpressif avec sa coupe au bol, est témoin et victime, souffre-douleur même, d'une société en déliquescence. II subit les commentaires et l'égoïsme de ses parents, bourgeois de gauche à bonne conscience. Sous ses airs d'étudiant en informatique sage, Dimitri Planchon se moque avec allégresse des pistes cyclables, des randonnées en montagne, des commentaires devant la télévision et des mêmes fachos.
II y a aussi Dabi Doubane, "la personnalité préférée des Français", qui peut faire penser à Zidane, Douillet ou Noah. "Cette notion de héros m'emmerde, je trouve ce besoin de héros sportifs un peu risible", dit-il.
Quelquefois, le président -non, il ne ressemble pas à Sarkozy- passe à la télé pour annoncer la suppression de quèlques libertés et le déclenchement d'une guerre. "En fond, il y a un truc qui monte, un président totalitaire prend le pouvoir, s'amuse Planchon.
Et eux, dans leur vie, ça ne change rien". Mais "+critiquer la société+, ça fait un peu péteux", tempère-t-il. "Le but c'est de faire marrer, pas de dénoncer. Je ne me dis pas : Qui je vais me taper cette fois ? Je ne
veux pas faire juste une peau de banane pour une peau de banane, j'aime l'idée qu'il y ait du fond, mais le fond est au service de l'humour, je ne veux pas qu'il prenne le pas".
Dimitri Planchon a aiguisé son ironie dans la presse satirique, à Fluide Glacial ou L'écho des savanes, et publié un premier album, "Jésus et les copains", qui raconte l'histoire du Messie en roman-photo. Mais dans "Blaise" il a mûri son art et trouvé, lui qui ne sait pas dessiner, un style et un ton.
("Blaise" de Dimitri Planchon - Glénat - 60 p. - 9,99 euros)
Par Emmanuel BARRANGUET
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Le monde du petit Blaise
Direct Matin
23.02.2009
Mais quel est ce monde étrange dans lequel le petit Blaise tente de trouver sa place ? Parents névrosés, sportifs chauvins, avènement d'un gouvernement totalitaire tout juste déguisé. Nouvel album de Dimitri Planchon après Jésus et les copains (2005), Blaise affiche un graphisme original, réaliste et
décalé, avec des décors photographies, qui ont eté ensuite redessinés et colorisés.
Les gags qui se répondent d'une planche à l'autre permettent une lecture de choix pour ceux qui apprécient l'humour de Fluide glacial ou de L'écho des savanes, magazines auxquels l'auteur continue d'apporter régulièrement sa contribution. Cet album promet de répondre parfaitement à l'objectif de la nouvelle collection de la maison d'édition Glénat, intitulée «1 000 Feuilles», dont Blaise est la première
publication, à savoir faire émerger de nouveaux talents.
Blaise, de Dimitri Planchon, éd. Glénat, 9,99 €.
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1000 feuilles, une collection qui adapte la forme au fond
actuabd
24.02.2009
Glénat lance une nouvelle collection pour attirer les auteurs de la nouvelle vague. Premier venu avec Blaise , Dimitri Planchon nous livre son regard drôle mais sans complaisance sur notre société codifiée.
En cette année anniversaire, Glénat choisit de palier un manque de son catalogue en lançant une nouvelle collection, 1000 feuilles, susceptible d'accueillir les auteurs dits 'de la nouvelle génération'. Si des auteurs emblématiques de ce courant ont publié leurs premières oeuvres chez l'éditeur grenoblois (tels que Larcenet ou Baudoin), on remarque que Glénat signe bien moins de ces talents que Dargaud avec Poisson Pilote, Delcourt avec Shampooing et Encrages ou Soleil via sa joint-venture avec Gallimard, Futuropolis ou encore sa prometteuse filiale Quadrants.
Glénat souhaitant présenter toutes les facettes de la bande-dessinée, 1000 feuilles se veut une collection défricheuse de talents, même si elle ne s'interdit pas non plus parfois de signer
quelques auteurs confirmés.
Adapter la forme au fond
De plus, ils souhaitent adapter la forme au fond, et non pas le fond à la forme. C'est d'ailleurs ce qui avait sans doute tué dans l'oeuf leur ancienne collection Carrément 20/20. Les romans graphiques, journaux intimes et autres chroniques humoristique devraient donc être soutenus dans l'originalité de leur discours. Ces différences pourraient être liées à leur format, la reliure (souple ou cartonnée), la pagination (du 46 planches aux romans graphiques de 500 pages), de la couleur au noir et blanc, ainsi que toutes autres particularités qui mettraient en avant le projet.
En plus de la liberté de pagination offerte aux auteurs, 1000 feuilles veut évoquer dans l'esprit du public le nom de la pâtisserie pour donner l'idée d'une gourmandise à savourer sans retenue. Blaise est un gosse "moins con qu'il en a l'air", qui assiste, impuissant, au spectacle absurde que jouent et rejouent chaque jour les adultes qui l'entourent : notamment, ses parents petit bourgeois et très intellos-de-gauche, et une grand-mère dite 'facho' mais pas trop... Autour de Blaise , ça discute guerre, star et politique, et de façon si primaire que toute conversation en devient ridicule.
Cet album semble bien revendiquer les statuts de 1000 feuilles : un format hors-norme, pour une suite de gags assez grinçants, et dont le 'dessin' est composé d'une technique de collage plus amateur que professionnel, mais qui donne le sentiment de ne plus savoir ce qui est réel et virtuel.
Un album de lancement
C'est d'ailleurs tout le sujet de l'album de Dimitri Planchon ! Presque muet et immobile, Blaise tente de saisir les valeurs et les lois qui régissent notre société qui cultive l'absurde, où le pire semble être devenu l'ordinaire, et où la guerre et la dictature s'installent dans l'indifférence générale. Planchon tire donc tout azimut ... et fait mouche : il dénonce les réactionnaires, les médias, les hommes politiques, les préjugés, bref une bonne partie des travers de notre nature humaine dans cette société pressée et stressée où le paraître a depuis longtemps dépassé l'être.
On appréciera le second, voire troisième degré de l' album : en particulier le père de Blaise qui lit Blueberry dans son lit tout en énonçant des stupidités tragiques (rapport ou pas, à vous de voir), ou le fameux joueur de football Dabi Doubane (la personnalité préférée des Français) qui sait donner aux associations tout en restant du bon côté de la barrière. Aussi drôle que subversif et dérangeant, voilà une carte de visite qui donne envie de découvrir les futures signatures de 1000 feuilles.
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Chronique : Blaise
Bdgest
25.02.2009
© Glénat / Planchon 2009 Titre :
Blaise Tome : Scénario : Planchon, DimitriDessin : Planchon, DimitriCouleurs : Planchon,
DimitriEditeur : GlénatDépot Légal : 01/2009ISBN : 978-2-7234-6289-1Nb Pages : 64
Blaise, la dizaine, est le fils unique d'un couple qui a fait mai 68 et ne semble pas être totalement
redescendu de son trip. Pour être plus exact, il convient de préciser que si eux vivent avec l'état d'esprit de l'époque, enfin surtout pour ce qui les arrange, ils n'en ont pas moins des principes pour ce qui relève de l'éducation de leur progéniture. De là à se remettre en question, il y a un pas qu'ils ne sauraient franchir et de toutes les manières, ils n'en sont pas à un paradoxe près.
Le ton est absurde et le l'environnement bien ringard. Voilà.Le graphisme a de quoi intriguer, espèce de photomontage retravaillé, il en rebutera certains, mais ceux qui dépasseront cette première impression ne seront pas déçus. Plus qu'au simple service d'un texte tout en maîtrise dédié à la chute, il lui sert un contexte qui transcende l'effet comique. A lui seul, le décor constitue déjà une apologie du has-been : papiers peints passés, mobilier d'une autre époque et détails truculents glissés à l'intention de celui qui voudra bien s'attarder dessus. Ensuite, en plan très rapproché, viennent taper à l'oeil les textures et les couleurs de vêtements très en vogue... il y a quelques décennies. Le contenu du catalogue de la Redoute que compulsait fiévreusement J.C. Tergal dans sa primesautière jeunesse ne doit pas être loin. Enfin les visages, figés dans des expressions presque immuables, n'en sont pas moins suggestifs quant au vide sidéral qui les habite. Blaise subit, inquiet, avec une tête qui n'est pas sans faire penser à celle qu'aurait pu avoir un certain Harry Spencer avec quelques années en moins. Pré-publié pour partie dans Fluide Glacial, puis dans L'écho des Savanes, le principe est celui d'une histoire par planche, l'ensemble formant un tout cohérent. Plus que de Blaise, même s'il hante chaque page, c'est de ses parents dont il est essentiellement question. Ces derniers, tout à leur ego, monopolisent l'espace au propre comme au figuré, convaincus du bienfondé et de la pertinence de leurs interventions. Autour de ce duo de choc, viennent se greffer des personnages secondaires bien
sentis, avec notamment un Dabi Doubane, footballeur de haut niveau et « personnalité préférée des français » (chacun y verra ce qu'il voudra...), mis en spectacle dans, par et pour les médias.
Tout le talent de Dimitri Planchon réside dans cette habilité à maintenir un décalage permanent entre décor et propos, en entretenant savamment le flou sur l'époque à laquelle se déroule cette pantalonnade ! En arrière plan, derrière le drôle, ce qui l'est moins : un regard angoissé (celui de Blaise ?) sur une société anesthésiée et pétrie de certitudes. Mais trêve de sinistrose (cqfd), Blaise est un ovni résolument inénarrable, dont la lecture devrait arracher, à celui qui franchira le pas, quelques gloussements coupables face à ce condensé de bêtise. Pourquoi se priver ?
Ayaud le 23/02/2009
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« Blaise », vainqueur en janvier
Le Parisien - aujourd'hui en France
09.03.2009
II faut le reconnaître, le « Blaise » de Dimitri Planchon prend les chemins de traverse de la bande dessinée. Graphiquement, il dépote Politiquement, il décape L'histoire ? Celle d'un petit gamin taiseux perdu dans un monde en toc ou la personnalité préférée des Français, Dabi Doubane, n'est nen de plus qu'un produit marketing. Bref, une soixantaine de pages au vitriol sur notre jolie société de
consommation Cette BD audacieuse, publiée chez Glenat, vient de s'offrir un petit bonus c'est l'album lauréat du grand prix des lecteurs du « Parisien » et « Aujourd'hui en France » pour le mois de janvier.
« Blaise », de Dimitri Planchon, Ed Glenat, 62 pages, 9,99 €
R.S.-C.
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Biaise Dimitri Planchon
chronic'art
04.04.2009
Blaise évolue dans le même monde sans pitié que le Pascal Brutal de Riad Sattouf Dans cette France postsarkozienne, pas si différente de la nôtre, la maîtresse ne laisse rentrer que cinquante élèves dans la classe faute de place, les adultes travaillent 7 jours sur 7 jusqu'à 22 heures et le footballeur star Dabi Doubane sert de relais complaisant au discours consumériste dominant Planchon fustige également, à travers les parents de Blaise, les travers d'une petite bourgeoisie veule et hypocrite Bref, ces saynètes en une page témoignent de la survivance d'une forme d'humour bête et méchant, salutaire dans le marasme
ambiant. J.Ba.

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